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Lycée expérimental de St-Nazaire ... Un enfant de mai 68?

 
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revoltescolaire
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MessagePosté le: Jeu 1 Oct - 09:55 (2009)    Sujet du message: Lycée expérimental de St-Nazaire ... Un enfant de mai 68? Répondre en citant

Voici l'extrait d'un article fort intéressant publiée dans le revue "Place Public" de mai 2008, au sujet du lycée expérimental de St-Nazaire créé à l'initiative de Gabriel Cohn-Bendit. Pour le consulter au complet il te suffit de cliquer ici !
http://pagesperso-orange.fr/lycee.experimental/telechargement/A-Daniel L Ex…
J'accompagne à cela une vidéo diffusé l'an passé sur France 2 relatant en gros la vie au seins de cet établissement peu comme les autres !





 
LES ÉVÉNEMENTS SONT L’ÉCUME DES CHOSES,
CE QUI M’INTÉRESSE,… C’EST LA MER” Paul VALÉRY
LE LYCÉE EXPÉRIMENTAL DE SAINT-NAZAIRE
Vous avez dit “mai 68!”
L’attribution de la naissance du lycée Expérimental de Saint-Nazaire
aux “événements de mai 1968” pourrait figurer aux dictionnaire des idées
reçues. C’est ce à quoi je ne cesse de penser, non seulement en tant
qu’acteur de cette naissance, mais aussi avec le recul de l’histoire, chaque
fois que j’entends que l’on se satisfait de ce raccourci.
La chronologie courte
En réalité “la lettre de Gaby” (Gabriel Cohn-Bendit) qui est
l’événement génétique fondateur est datée du lendemain des
présidentielles de 1981. Et c’est au mois d’août que Gaby m’a emmené
avec lui pour rencontrer Alain Savary, le Ministre .
Porteur d’un projet de grand service public de l’Éducation Nationale,
Alain Savary a su nous entendre lorsque nous lui avons demandé la
possibilité d’y introduire le pluralisme. Dans sa lettre, Gaby avait parlé au
nom des élèves et des profs qui aspiraient depuis longtemps à vivre
autre chose. C’est pourquoi l’adjectif expérimental inventé par un
inspecteur d’Académie, chargé d’encadrer administrativement l’affaire
est tout à fait malvenu et crée encore des confusions.
Cette autre chose existera à partir de Février 1982, et l’année
dernière nous avons fêté un 25 ème anniversaire, qui a permis grâce à des
colloques et à un film de montrer ce que le bébé était devenu.
La chronologie longue
Ni Gaby, ni moi, ne sommes des enfants du baby-boom. Nous
n’appartenons pas à ces générations de l’après guerre dont la vague
démographique a porté mai 68. Nous faisons partie des classes creuses
des années trente, à l’école pendant la guerre, n’ont pu participer à la
Résistance. Trop peu nombreuses, dominées par ceux qui avaient fait la
guerre, submergées par l’explosion démographique, elles n’ont sans doute
pas pu jouer un grand rôle sous la Quatrième et aux débuts de la
Cinquième.
C’est au temps du gaullisme que nous nous sommes connus à Saint-
Nazaire, avec notre première nomination. C’est là que nous avons milité,
dans une tendance du Syndicat National de l’Enseignement Secondaire
(SNES) fondée par d’anciens maquisards l’École Émancipée (ÉÉ).
A l’intérieur de Fédération de l’Éducation nationale (FEN) cette
tendance regroupait les enseignants du Secondaire ou du Technique et
ceux du Primaire, en opposition avec le découpage syndical.
C’est donc là, jeunes professeurs que nous avons rencontré les
“freinétiques”, comme nous appelions les instituteurs, adeptes de Célestin
Freinet, grand novateur de l’enseignement, au lendemain de la Grande
guerre, qui a du quitter l’Éducation nationale, a donc été le premier a
nous inspirer, sur le chemin de la transformation de l’école.
C’étaient de longues discussions, des confrontations à des
expériences du primaire… Nous nous sentions un peu seuls dans notre
Lycée, alors nous en rajoutions avec d’autres rencontres à Nantes, au
niveau académique. Mais il faut dire que nous ne savions pas trop quoi
faire, et nous regardions avec une certaine envie ces instituteurs qui avait
la chance, à nos yeux, d’être toute la journée, toute la semaine, pendant
au moins toute une année face à leurs élèves, en toute liberté.
Eux cependant se plaignaient de souvent n’avoir ces élèves qu’une
seule année, quittant une classe traditionnelle, pour ensuite y
retourner… Ils souhaitaient plus de continuité…comme quoi la notion de
temps reste relative! C’est pourquoi certains se repliaient (ou étaient
repliés) sur des filières périphériques ou marginales, refusées par les
enseignants traditionnels.
Mais nous? que faire? Imaginer… discuter… agir. Comme nous
répondra le proviseur à la reprise en 68: “c’est une prérogative du chef
d’établissement que de répartir les différents professeurs dans les
différents classes” alors que nous lui proposions une équipe pour
travailler ensemble sur un groupe de classes.
Alors,affirmer le blocage du système, ne devait pas être un alibi
pour ne rien faire. ll fallait continuer avant de commencer… Je ne
raconterai pas ces luttes usantes, ces rétorsions mesquines, il faut savoir
cependant qu’après 1968 ce fut pire encore.
La réflexion nous avait amené à découvrir qu’il y avaient deux
traditions de l’école” ne parlez pas de l’enseignement traditionnel nous
avait dit un vieil instituteur, mais dites l’enseignement habituel”. De
Freinet, nous étions passés aux “libres enfants de Summerhill”, au
“maître-camarade de l’école de Hambourg”, à Makarenko et à bien
d’autres.
Moi-même j’ai tenté une petite recherche historique sur
l’enseignement du compagnonnage et l’enseignement mutualiste. Après
68, quand, avec des élèves nous avons monté une création théâtrale
collective: la Planète des Sages qui était une critique de l’école, nous
avions évoqué les jardins de Lycaios où discouraient librement les
péripatéticiens, et même les étudiants retranchés sur la Montagne Saint
Geneviève désignant parmi eux la recteur de l’Université, sans parler de
l’abbaye de Thélème.
Après tout, du fond des Temps nous n’entendons sur le sujet que
deux voix “les oreilles de l’élève sont sur son dos” dit le scribe égyptien,
“on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif “répond le Sage....
_________________
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MessagePosté le: Jeu 1 Oct - 09:55 (2009)    Sujet du message: Publicité

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